Centre de Lecture et d'Écriture (CLÉ-Montréal)

Plaisir de raconter

Un jour de l'an chez la grand-mère paternelle

Le chat

Une histoire dans le futur

Pinocchio

Une histoire

Un jour de l'An chez la grand-mère paternelle
par Antoine B.

Elle s'appelait Antoinette et nous recevait pour la première journée de l'année. C'était un moment de grande joie pour tous les petits-enfants et pour les grands. Nous devions être près de 50 enfants et 30 adultes. Grand-mère nous accueillait les bras ouverts, elle nous prenait, nous enveloppait de tout son amour et quelle chaleur! J'aurais voulu y rester des heures. Je me souviens de son beau visage, de sa peau rosée et douce comme du satin, de ses cheveux blancs remontés qui illuminaient son visage.

J'étais loin de me douter de ce qui m'attendait et de ce que j'allais découvrir en cette belle journée du jour de l'An. Pendant que nous glissions dans l'escalier et que nous nous excitions à courir partout dans la grande maison, grand-père nous quittait en douce pour aller à l'étable. Chaque année, je lui demandais si je pouvais l'accompagner. Cela m'intriguait. Il me répondait que j'étais trop jeune et ne me donnait aucune autre explication.

Je devais avoir à peu près dix ans en ce jour de l'An quand grand-père me dit : « Je pense que cette année tu es assez vieux pour voir ce qui se passe à l'étable. Il te faut un vieux manteau pour te couvrir et des bottes parce que ça pue à l'étable et que tout ton beau linge propre du dimanche serait imprégné de l'odeur. » Je suis parti avec grand-père pour l'étable. Je n'avais aucune idée de ce qui m'attendait. Il ouvrit la porte, il y eut une forte odeur qui m'est venue au nez et nous sommes entrés. Grand-père me dit : « Ne fais pas de bruit, tu pourrais stresser la vache. » Je ne l'avais toujours pas vue. Soudain je tourne en me dirigeant vers l'allée centrale. Elle était là par terre. Je voyais quelque chose de noir et gluant qui sortait de son arrière-train. J'étais loin de me douter de ce que j'allais voir. Tout à coup, les contractions ont commencé, la vache se lamentait. Grand-père regarda mon visage surpris, et me demanda si je pouvais tolérer ce que je voyais et entendais à ce moment. Je fis signe que oui. Le veau avait sorti la tête et grand-père le tirait par le cou pour aider à sortir le reste de son corps. Tout se passa si vite. Le veau était sorti et était recouvert de son enveloppe gluante que mon grand-père enlevait. Quelques minutes plus tard, le veau était déjà sur ses pattes, un peu branlant mais semblait solide. La vache était déjà debout, prête à recevoir le petit.

C'est seulement après toute cette agitation que j'ai constaté que je venais d'assister à la magie de la vie. Tous les scénarios d'un enfant de dix ans que j'avais imaginés sur la vie venaient de s'effondrer pour laisser place à la réalité. Ce jour de l'An sera gravé dans ma mémoire pour le reste de mes jours.

Le chat
par Danielle Dumont

Le chat est un petit animal à quatre pattes, au poil long et de toutes les couleurs. Le chat aime se faire caresser mais il sort ses griffes et il faut qu'on évite les égratignures. En ville, il y a des centaines de chats qui prennent beaucoup de place. Ils vont regarder les fontaines d'eau.

Les chats, on peut leur donner un nom, les appeler, leur faire des gazouilles, les nourrir, leur dire d'aller dans leur litière, leur demander d'aller prendre l'air.

Un chat a sept vies. Il peut rencontrer une chatte et avoir des petites portées. On peut vendre les portées ou les donner à un vétérinaire, à un voisin ou un ami qui pourrait les flatter à leur tour quand le temps leur permet.

Quand ils sont assez vieux, on peut les laisser derrière la maison pour les habituer à regarder la nature.

Une histoire dans le futur
par Ling Chu Wang

Ma nouvelle amie est une ménagère. Elle travaille à la maison. Elle est française. Nous nous sommes connues sur Internet à cause de madame Diane et de madame Lucie qui nous ont aidés à connaître l'Internet et à communiquer avec ma nouvelle amie. Quand nous avons appris la première fois comment utiliser l'ordinateur, la professeure Diane était très patiente. Elle nous a enseigné et, après quelques mois, nous connaissions l'Internet. Je peux savoir beaucoup de choses que je veux connaître et le plus intéressant, c'est qu'on peut aller partout dans le monde chercher et voyager sur l'Internet.

Un jour, j'ai rencontré une amie. Elle s'appelle Cher, elle a 50 ans. Elle a deux enfants qui sont grands maintenant. Elle aussi apprend à travailler avec l'ordinateur et à évaluer des sites Internet. À CLÉ, nous avons écrit une lettre. Nous avons eu une réponse, c'était Cher. Elle m'a dit qu'elle aime beaucoup lire des livres, planter des fleurs et des légumes. Elle a une maison très belle, un chien très gentil et une petite chatte très sympathique. C'est une famille bien bien heureuse. J'ai répondu à Cher et je lui ai dit : « Je suis Taïwanaise, j'ai 50 ans aussi. Il y a sept ans, j'ai immigré au Canada, à Montréal. J'aime beaucoup ça ici.»

La première fois que je suis allée apprendre le français, j'ai rencontré le meilleur meilleur des professeurs, Diane, qui fait beaucoup de travail pour moi. Maintenant, je peux lire et écrire à ma nouvelle amie.

Madame Cher, c'est une amie intéressante, nous allons nous donner un rendez-vous dans le futur. Si on a le temps ou une occasion, je vais aller la visiter en France. Ensuite nous allons revenir ensemble à Montréal et elle va visiter ma famille.

Pinocchio
par Benoît Dubé

Si Pinocchio essaie de mentir, et puis! Qu'est-ce que ça fait le mensonge dans la vie? J'adore ça! Cela donne du piquant au quotidien. Dans tous les cas, ça allume les âmes ennuyeuses, que nous devons côtoyer tous les jours.

Au sujet du mensonge, Jésus disait que le père du mensonge est le diable et donc qu'il ne fallait pas mentir. Je vois Jésus en train de prier sur la montagne, il s'écrie : « Père, ta parole est vérité, aide-moi à enseigner à la terre que le bonheur est dans la vérité. »

Mais voyons donc! Nous partons avec Pinocchio, c'est Pinocchio le plus malheureux. Que feriez-vous si votre nez se transformait en baromètre du mensonge? Disons qu'il était menteur comme la plupart d'entre nous. Mais lui était moins chanceux. Parfois, c'est bon de mentir! Ce que les autres ne savent pas ne leur fait pas mal.

Moi, j'essaie plutôt d'être sur mes gardes afin de ne pas raconter de mensonges. En plus, lâchez Jésus tranquille! Parlez-vous entre amis, c'est plus profitable! Ensuite, le temps fera son oeuvre.

Le temps n'a rien à voir avec les menteurs. « Menteur un jour, menteur toujours. » Si le nez des menteurs allongeait ça nous permettrait d'évaluer à qui on a affaire. Certains nous prennent pour des valises avec leurs mensonges. D'autres font mourir leur grand-maman plusieurs fois dans l'année pour prendre congé.

J'ai longtemps gardé le silence plutôt que de mentir. Mais ça devient ennuyant... Le dicton dit : « Si tu as quelque chose à dire et que tu claques des dents, cela veut dire que tu mens. » On finit toujours par mentir au moins une fois dans sa vie!

Comme nous pouvons le voir, les mensonges des uns font les bonheurs et les malheurs des autres.

Une histoire
par Ling Shu Wang

Ravi est un petit garçon de dix ans. Ravi est derrière sa maison dans son petit jardin. Il y a un très gros arbre. Ravi se demande comment faire pour couper des branches qui empêchent la lumière d'entrer dans la maison. Il prend une scie et monte dans l'arbre s'asseoir sur une branche. Ensuite il coupe. Ravi ne pense pas à s'asseoir du côté de l'arbre; il n'a pas fait attention, alors, il est tombé par terre.

Le frère et la soeur de Ravi l'ont vu tomber. Ils viennent en courant et ils lui disent : « Tu t'es blessé les deux fesses? Est-ce-que tu vas bien? » Ravi est très fâché. « Pourquoi est-ce que je suis tombé? » Ravi est courageux, il n'a pas pleuré, mais il a très mal et la tête lui tourne un peu. Son frère et sa soeur lui disent : « Qu'est-ce que tu as fait? Ha! Nous allons appeler papa pour qu'il vienne ici. » « Oui! oui! » Le père de Ravi lui disait : « Un homme, il faut que ça soit courageux. » Ravi se dit : « Pas de problème. » Il se lève. C'est un très bon garçon et courageux. Ravi a vu venir son papa. Ravi rit de son problème. Tout va bien. Ravi dit à son père, à sa soeur et à son frère : « Je vous remercie! » Ils répondent à Ravi : « Je t'en prie! »

Ha! ha! ha!



<< Haut de page Page d'accueil Journal 98 Journal 99 >>
Page
précédente
Haut de
la page
Accueil Journal
(1998)
Journal
(1999)
Page
suivante

© Centre de Lecture et d'Écriture, 1998