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Plaisir de raconter |
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Un jour de l'An chez la grand-mère paternelle Elle s'appelait Antoinette et nous recevait pour la première journée de
l'année. C'était un moment de grande joie pour tous les petits-enfants
et pour les grands. Nous devions être près de 50 enfants et 30 adultes.
Grand-mère nous accueillait les bras ouverts, elle nous prenait, nous
enveloppait de tout son amour et quelle chaleur! J'aurais voulu y rester
des heures. Je me souviens de son beau visage, de sa peau rosée et douce
comme du satin, de ses cheveux blancs remontés qui illuminaient son
visage.
J'étais loin de me douter de ce qui m'attendait et de ce que j'allais
découvrir en cette belle journée du jour de l'An. Pendant que nous
glissions dans l'escalier et que nous nous excitions à courir partout
dans la grande maison, grand-père nous quittait en douce pour aller à
l'étable. Chaque année, je lui demandais si je pouvais l'accompagner.
Cela m'intriguait. Il me répondait que j'étais trop jeune et ne me
donnait aucune autre explication.
Je devais avoir à peu près dix ans en ce jour de l'An quand grand-père
me dit : « Je pense que cette année tu es assez vieux pour voir ce qui
se passe à l'étable. Il te faut un vieux manteau pour te couvrir et des
bottes parce que ça pue à l'étable et que tout ton beau linge propre du
dimanche serait imprégné de l'odeur. » Je suis parti avec grand-père
pour l'étable. Je n'avais aucune idée de ce qui m'attendait. Il ouvrit
la porte, il y eut une forte odeur qui m'est venue au nez et nous sommes
entrés. Grand-père me dit : « Ne fais pas de bruit, tu pourrais stresser
la vache. » Je ne l'avais toujours pas vue. Soudain je tourne en me
dirigeant vers l'allée centrale. Elle était là par terre. Je voyais
quelque chose de noir et gluant qui sortait de son arrière-train.
J'étais loin de me douter de ce que j'allais voir. Tout à coup, les
contractions ont commencé, la vache se lamentait. Grand-père regarda mon
visage surpris, et me demanda si je pouvais tolérer ce que je voyais et
entendais à ce moment. Je fis signe que oui. Le veau avait sorti la tête
et grand-père le tirait par le cou pour aider à sortir le reste de son
corps. Tout se passa si vite. Le veau était sorti et était recouvert de
son enveloppe gluante que mon grand-père enlevait. Quelques minutes plus
tard, le veau était déjà sur ses pattes, un peu branlant mais semblait
solide. La vache était déjà debout, prête à recevoir le petit.
C'est seulement après toute cette agitation que j'ai constaté que je
venais d'assister à la magie de la vie. Tous les scénarios d'un enfant
de dix ans que j'avais imaginés sur la vie venaient de s'effondrer pour
laisser place à la réalité. Ce jour de l'An sera gravé dans ma mémoire
pour le reste de mes jours.
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Le chat Le chat est un petit animal à quatre pattes, au poil long et de toutes
les couleurs. Le chat aime se faire caresser mais il sort ses griffes et
il faut qu'on évite les égratignures. En ville, il y a des centaines de
chats qui prennent beaucoup de place. Ils vont regarder les fontaines
d'eau.
Les chats, on peut leur donner un nom, les appeler, leur faire des
gazouilles, les nourrir, leur dire d'aller dans leur litière, leur
demander d'aller prendre l'air.
Un chat a sept vies. Il peut rencontrer une chatte et avoir des petites
portées. On peut vendre les portées ou les donner à un vétérinaire, à un
voisin ou un ami qui pourrait les flatter à leur tour quand le temps
leur permet.
Quand ils sont assez vieux, on peut les laisser derrière la maison pour
les habituer à regarder la nature.
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Une histoire dans le futur Ma nouvelle amie est une ménagère. Elle travaille à la maison. Elle est
française. Nous nous sommes connues sur Internet à cause de madame Diane
et de madame Lucie qui nous ont aidés à connaître l'Internet et à
communiquer avec ma nouvelle amie. Quand nous avons appris la première
fois comment utiliser l'ordinateur, la professeure Diane était très
patiente. Elle nous a enseigné et, après quelques mois, nous
connaissions l'Internet. Je peux savoir beaucoup de choses que je veux
connaître et le plus intéressant, c'est qu'on peut aller partout dans le
monde chercher et voyager sur l'Internet.
Un jour, j'ai rencontré une amie. Elle s'appelle Cher, elle a 50 ans.
Elle a deux enfants qui sont grands maintenant. Elle aussi apprend à
travailler avec l'ordinateur et à évaluer des sites Internet. À CLÉ,
nous avons écrit une lettre. Nous avons eu une réponse, c'était Cher.
Elle m'a dit qu'elle aime beaucoup lire des livres, planter des fleurs
et des légumes. Elle a une maison très belle, un chien très gentil et
une petite chatte très sympathique. C'est une famille bien bien
heureuse. J'ai répondu à Cher et je lui ai dit : « Je suis Taïwanaise,
j'ai 50 ans aussi. Il y a sept ans, j'ai immigré au Canada, à Montréal.
J'aime beaucoup ça ici.»
La première fois que je suis allée apprendre le français, j'ai rencontré
le meilleur meilleur des professeurs, Diane, qui fait beaucoup de
travail pour moi. Maintenant, je peux lire et écrire à ma nouvelle amie.
Madame Cher, c'est une amie intéressante, nous allons nous donner un
rendez-vous dans le futur. Si on a le temps ou une occasion, je vais
aller la visiter en France. Ensuite nous allons revenir ensemble à
Montréal et elle va visiter ma famille.
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Pinocchio Si Pinocchio essaie de mentir, et puis! Qu'est-ce que ça fait le
mensonge dans la vie? J'adore ça! Cela donne du piquant au quotidien.
Dans tous les cas, ça allume les âmes ennuyeuses, que nous devons
côtoyer tous les jours.
Au sujet du mensonge, Jésus disait que le père du mensonge est le diable
et donc qu'il ne fallait pas mentir. Je vois Jésus en train de prier sur
la montagne, il s'écrie : « Père, ta parole est vérité, aide-moi à
enseigner à la terre que le bonheur est dans la vérité. »
Mais voyons donc! Nous partons avec Pinocchio, c'est Pinocchio le plus
malheureux. Que feriez-vous si votre nez se transformait en baromètre du
mensonge? Disons qu'il était menteur comme la plupart d'entre nous. Mais
lui était moins chanceux. Parfois, c'est bon de mentir! Ce que les
autres ne savent pas ne leur fait pas mal.
Moi, j'essaie plutôt d'être sur mes gardes afin de ne pas raconter de
mensonges. En plus, lâchez Jésus tranquille! Parlez-vous entre amis,
c'est plus profitable! Ensuite, le temps fera son oeuvre.
Le temps n'a rien à voir avec les menteurs. « Menteur un jour, menteur
toujours. » Si le nez des menteurs allongeait ça nous permettrait
d'évaluer à qui on a affaire. Certains nous prennent pour des valises
avec leurs mensonges. D'autres font mourir leur grand-maman plusieurs
fois dans l'année pour prendre congé.
J'ai longtemps gardé le silence plutôt que de mentir. Mais ça devient
ennuyant... Le dicton dit : « Si tu as quelque chose à dire et que tu
claques des dents, cela veut dire que tu mens. » On finit toujours par
mentir au moins une fois dans sa vie!
Comme nous pouvons le voir, les mensonges des uns font les bonheurs et
les malheurs des autres.
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Une histoire Ravi est un petit garçon de dix ans. Ravi est derrière sa maison dans
son petit jardin. Il y a un très gros arbre. Ravi se demande comment
faire pour couper des branches qui empêchent la lumière d'entrer dans la
maison. Il prend une scie et monte dans l'arbre s'asseoir sur une
branche. Ensuite il coupe. Ravi ne pense pas à s'asseoir du côté de
l'arbre; il n'a pas fait attention, alors, il est tombé par terre.
Le frère et la soeur de Ravi l'ont vu tomber. Ils viennent en courant et
ils lui disent : « Tu t'es blessé les deux fesses? Est-ce-que tu vas
bien? » Ravi est très fâché. « Pourquoi est-ce que je suis tombé? » Ravi
est courageux, il n'a pas pleuré, mais il a très mal et la tête lui
tourne un peu. Son frère et sa soeur lui disent : « Qu'est-ce que tu as
fait? Ha! Nous allons appeler papa pour qu'il vienne ici. » « Oui!
oui! » Le père de Ravi lui disait : « Un homme, il faut que ça soit
courageux. » Ravi se dit : « Pas de problème. » Il se lève. C'est un
très bon garçon et courageux. Ravi a vu venir son papa. Ravi rit de son
problème. Tout va bien. Ravi dit à son père, à sa soeur et à son frère :
« Je vous remercie! » Ils répondent à Ravi : « Je t'en prie! »
Ha! ha! ha! |
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© Centre de Lecture et d'Écriture, 1998